Généalogie des Fablet, de Rennes.

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Archive pour la catégorie 'Pochades rimées'

Le Mauresque

Posté : 9 juin, 2006 @ 6:07 dans , Pochades rimées | Pas de commentaires »

Où te caches tu donc, âme du parc Mauresque?
On cherche un mausolée, un dôme, un minaret,
Et voici la maquette ignorant l’arabesque,
Et deux chameaux de bois privés de méharée.
*
 
 Lorsque l’élite snob venait s’y pavaner,
En respirant l’air pur des pins de l’Atlantique,
Ce lieu bruissait de fêtes, aujourd’hui surannées,
Par les moucharabiehs du palace exotique.
*
 
La modeste pinasse posée sur ses cendres,
N’a pas du casino l’éclat, ni la stature,
 Mais rappelle au passant qu’Arcachon, à tout prendre,
*
 
Doit moins à l’Alhambra qu’à l’ostréiculture.
Et l’écrin de verdure de ce bateau mythique
Garde le souvenir de ses amours tragiques.
*
 
Arcachon
octobre 2001.

L’eclipse

Posté : 9 juin, 2006 @ 5:00 dans , Pochades rimées | Pas de commentaires »

Brillant de tous ses feux, superbe, souverain,
Le soleil mijotait ses rayons incendiaires,
Ses planètes suivaient leurs routes annulaires,
Le système solaire paraissait serein.
*
 
Pourtant, un mal secret  minait l’astre du jour.
Pensif, sur son orbite il surveillait la terre,
Autour de qui tournait la lune, astre cher,
Dont chacun l’a compris, il était fou d’amour.
*
 
Il n’était point privé de contempler sa belle,
Mais il avait compris que pour l’astre du jour,
Il serait vain d’attendre une vraie nuit d’amour.
Aussi, s’était-il pris à rêver d’une ombrelle.
*
 
Ces amants, refusant l’ignominie funeste,
D’offrir à l’univers, jusqu’à l’apocalypse,
Le spectacle impudique de leurs amours célestes,
Choisirent de ne s’aimer qu’abrités d’une éclipse.
*
 
Voici pourquoi, quand vient le temps des retrouvailles,
Des hordes de voyeurs affublés de lunettes,
Astronomes d’un jour, scrutent au ciel l’amourette,
Dans l’espoir d’y surprendre une pause canaille.
*
 
P.F
Arcachon
Août 1999.

 

Le cèpe

Posté : 9 juin, 2006 @ 10:19 dans , Pochades rimées | Pas de commentaires »

MamMarDan.jpg 

Inconnu
 du semeur, rebelle au
 jardinier, le cèpe est un joyau
dont je fais la cueillette avec des yeux
 gourmands, des rêves d’omelette, et le secret
espoir d’en garnir mon panier. L’odeur d’humus mouillé
 flotte sous les grands chênes, une vapeur légère danse
au loin vers l’étang, les petits bruits de branches et
d’oiseaux qu’on
entend, semblent
alerter le bois d’une
présence    humaine.
Exigeant, le bolet préfère
 les  sols acides. Je  fouille
les bordures et les fourrés
 humides, soudain, sous un
 hallier, m’apparaît un trésor :
tête  noire  poussant  son
chapeau  de   brindilles,
jambe blanche ventrue
 au galbe veiné d’or,
le roi de la forêt
fait danser mes
 pupilles.

Tours
Octobre 1999

La jetée au couchant

Posté : 9 juin, 2006 @ 5:00 dans , Pochades rimées | Pas de commentaires »

jetee de la chapelle.jpg   

Jetée de la Chapelle, un soir, après dîner,
Des promeneurs s’avancent, en quête de fraîcheur,
Sur le ponton de bois où les derniers pêcheurs
Tentent une ultime prise avec leurs moulinets.
*
Le vent iodé du large exhale un dernier souffle,
Et le soleil fourbu, plonge son disque rouge
Dans une mer de flammes où plus un mât ne bouge.
C’est le temps du repos, c’est l’heure des pantoufles.
*
Il reste un petit groupe, autour d’un vieux bavard,
Deux lecteurs captivés, lisent coûte que coûte,
A la maigre lueur d’un lampadaire blafard.
*
Le spectacle est fini, chacun reprend sa route,
Et la croix des marins, nimbée de tons fluo,
Veillera dans la nuit, les victimes des flots. 
*
Arcachon
août 2002.
    

Au jardin de la mer

Posté : 9 juin, 2006 @ 1:00 dans , Pochades rimées | Pas de commentaires »

P aiguillon1.jpg

A un ami amoureux d’Arcachon, pour ses 80 ans.

Guy voue un même culte à l’eau et à la terre,
Il aime ses jardins, dont l’un est à la mer. 
Haveneau sur l’épaule, comme il porte sa bêche,
Sa casquette et son seau, il descend à la pêche.
*
Courbé sur les rochers, conquis par le naissin,
Il fouille le sable blond, les herbiers à crevettes,
Du beau rivage où croissent les fruits du Bassin,
De la fine palourde à la rare gravette.
*
Il médite parfois à la vue des voiliers,
Glissant sur l’onde bleue avec leurs ailes d’anges,
Et le doux friselis des vagues sur ses pieds,
*
Lui rappelle le frais gazouillis des mésanges.
La terre est sa patrie et la mer est son rêve,
Mon Dieu, transportez lui son logis sur la grève.
*

Arcachon
octobre 2001

 

Le Galion

Posté : 8 juin, 2006 @ 6:00 dans , Pochades rimées | Pas de commentaires »

St-Yves.jpgSt Yves et le Galion.jpg

Le Galion ancré Boulevard de la plage,
N’a pas eu le destin fabuleux des corsaires,
Ignorant la flibuste, il se rit du naufrage,
Son horizon se borne à la pointe Péreire.
*
Bâbord voit Notre-Dame et la ville d’hiver,
Tribord salue « Saint-Yves » et embrasse la mer.
Chaque été, monte à bord un paisible équipage,
D’amoureux du Bassin, d’amis de voisinage.
*
Mais un jour, en un songe où je suis Capitaine,
La brise enfle soudain des voiles imaginaires,
Alors, le bâtiment délivré de ses chaînes,
*
Fait route vers cette île plus belle que Cythère.
Car un rêve insensé obsède mon esprit :
Voir le Galion, un jour, mouiller devant Capri.
*
Arcachon
Septembre 2002

Dimanche à Arcachon

Posté : 7 juin, 2006 @ 10:06 dans , Pochades rimées | Pas de commentaires »

pereire copie.jpg  
   L’estivant du dimanche rêvant d’Arcachon,
Soulagé d’aborder le Boulevard de la Plage, 
Englué dans le flot sirupeux du bouchon,
Se demande où et quand il verra le rivage. 
*
Calmant ses passagers qui piaffent d’impatience, 
Avançant par à-coups, au rythme des créneaux, 
A défaut d’air marin, c’est une odeur d’essence, 
Qui enfle sa narine, du port au casino. 
*
Papa retient ses gosses, penchés à la portière,
D’où l’un d’eux a cru voir, au loin, un gros bateau, 
Maman veut s’arrêter pour voir la jetée Thiers,
Mais pas la moindre place auprès du Répetto!
 
*
Ayant franchi en vain Péreire, puis le Moulleau,
Délaissant le Pyla et sa dune envahie, 
Enfin, un coin tranquille, là-bas au bord de l’eau!
Dit-il, en débarquant les siens à la Salie*.
*

Arcachon
octobre 2001.
 
 
   

*   »La Salie » et le lieu  où se déversent les eaux usées du « Bassin ».

 

 

 

  

Le Yankee

Posté : 6 juin, 2006 @ 10:16 dans , Pochades rimées | Pas de commentaires »

Un peuple d’émigrés a forgé ses valeurs,
Clamant sa foi en Dieu, prônant la liberté,
Les yeux dans les étoiles et la main sur le cœur,
De l’aigle il a l’orgueil, la force et la fierté.
*
Emule d’Arlequin, il a juxtaposé :
Les ethnies, les parlers, les couleurs, les croyances,
Les succès éclatants et les rêves brisés,
L’infamante misère  et l’obscène opulence.
*
Gaspillage et travail  oeuvrent en harmonie,
A Crésus et à Job, ils imposent leurs lois,  
Car ils sont les moteurs de cette économie
Où cigales et fourmis sont vitales à l’emploi.
*
D’aguichantes sirènes, au chant pernicieux,
Sous le masque ingénu de la publicité,
Guident vos pas complices, vers des contrats vicieux,
Qui vous endetteront dans la félicité.
*
Aujourd’hui c’est gratuit et demain nous verrons,
La carte de crédit bannit l’austérité.
Mais plus la bourse est plate et plus le ventre est rond,
La dèche prédispose à l’adiposité.
*
Dans son bloc on ne peut exister sans paraître,
Il faut suivre le train de vie de ses voisins.
Et les petites gens se délectent de mettre
Sur le pas de leur porte le plus clair de leurs biens.
*
Sous les chromes de sa coquille d’escargot,
Son carrosse, son char, si follement acquis,
Il exhibe le fier sosie de son ego,
Car c’est à sa bagnole qu’on juge le Yankee.
 
*
Saint-Cyr sur Loire
octobre 2006
  
   

Réflexion sur ce grand pays qui m’est cher,
mais où il ne fait pas bon vivre quand on est fragile.

 

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