Généalogie des Fablet, de Rennes.

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Archive pour la catégorie 'Rimes intimes'

Clair matin

Posté : 16 septembre, 2006 @ 9:23 dans , Rimes intimes | Pas de commentaires »

Roses1.jpg Coccinelle copie1.jpgVeranda Ronsard1.jpg

J’ai rêvé ce jardin.
C’était un Paradis,
Peuplé de Chérubins
Faisant fête à ma Mie.
*
J’ai planté quatre pins,
Trois pieds de vigne aussi,
Pour nos coeurs Aquitains
Perclus de nostalgie.
*
J’ai couvert ce lopin,
Des mille fleurs et fruits
Que mon songe câlin
Destinaient aux petits.
*
Près de l’ail et du thym,
J’ai semé du persil,
Et des légumes, enfin,
Pour leurs fiers appétits.
*
Aux arceaux du chemin,
Des flots de roses ai mis?
Pour embaumer l’écrin
Secret de notre vie.
*
Comme il fallait enfin
Nommer ce lieu chéri,
J’ai choisi « Clair matin »,
Le jardin de Mamie.
*
Depuis le Paradis,
Au bout de ton chemin,
Si tu me vois, ma Mie,
Fais signe de la main.
*

Saint-Cyr sur Loire
22 février 2003. 

Le grenier

Posté : 25 juin, 2006 @ 7:21 dans , Rimes intimes | Pas de commentaires »

Dans le grenier de ma mémoire,
Se promène ma nostalgie, 
O, délicieux exutoire 
Où notre passé ressurgit.
*
Du bric-à-brac d’un vieux tiroir, 
M’aguiche une photo jaunie, 
C’est ton sourire et tes yeux noirs, 
Mon Dieu, que tu étais jolie. 
*
Sur l’air de « Petite fleur », un soir,
Cupidon était de sortie, 
Ainsi naquit la belle histoire 
Que le mal jeta aux orties.
*
Mon âme plonge en ces armoires, 
Dans les eaux claires de notre vie, 
Explorant à coups de nageoires 
Le cours de ces beaux jours enfuis.
*
Voici les rives de la Loire, 
L’Ile de France et la Picardie, 
L’Alsace et puis la Forêt Noire, 
La Champagne, enfin l’Italie. 
*
Un énigmatique chat noir, 
Hante les ruines de ma vie, 
J’y vois un présage et l’espoir 
De te retrouver me ravit.

Mon tour viendra, j’irai m’asseoir 
Près de ton souvenir, ma Mie, 
Dans la poussière et dans le noir, 
Sur l’étagère de l’oubli.

 
St-Christoly
Janvier 2004

 

La Fugue

Posté : 19 juin, 2006 @ 8:19 dans , Rimes intimes | Pas de commentaires »

Où que tu sois, reviens, ma belle joie de vivre,
Il ne te sera fait ni sermon, ni reproche,
S’il advient, par bonheur, que tu rentres un peu ivre,
Je t’ouvrirai ma cave et nous ferons bamboche.
 
Vois-tu, depuis ta fugue, j’ai moi-même fauté,
Ma conduite ne fut pas vraiment exemplaire,
Un à un j’ai laissé mes plaisirs de côté,
La table et les bons vins ont cessé de me plaire.
 
Après avoir conté fleurette à la tristesse,
Passant des heures exquises à broyer du noir,
Il s’en fallut de peu qu’elle devint ma maîtresse
Quand j’eus un coup de foudre pour le désespoir.
 
Après ces deux foucades, je pris l’habitude,
D’accorder mes faveurs et de me mettre au lit
Sans façon, tour à tour, avec la solitude,
Le cafard, le bourdon, puis la mélancolie.
 
Ainsi, ai-je mené une vie dissolue,
Mon cœur s’est effeuillé comme un vil artichaut,
Sur toute ombre qui passe, jetant son dévolu,
Il se serait jeté dans les bras d’un manchot.
 
Soudain pris de remords pour tant d’ingratitude
J’ai honte d’avoir cru l’avenir impossible,
Après toutes ces larmes, toutes ces turpitudes
Cupidon repenti, je prends la vie pour cible.
 
Où que tu sois, reviens, ma belle joie de vivre
Il ne te sera fait ni sermon, ni reproche,
Regarde le printemps qui s’ébroue sous le givre,
Ecoute le pas sourd des vieux jours qui s’approchent.
 
Janvier 2004
St-Christoly
 

Les oignons

Posté : 18 juin, 2006 @ 10:47 dans , Rimes intimes | Pas de commentaires »

Du Moulleau, à jamais, je verrai cette image:
Sous un ciel apaisé après la pluie d’orage, 
Sur la terrasse humide, autour d’un lumignon,
Quatre amis attablés partagent un plat d’oignons.
*

Nul n’aurait su donner si subtile saveur
Que Simone, à ce mets d’origine indigène,
Pourtant, ces bulbes cuits, encore lacrymogènes,
Epargnèrent leurs yeux mais firent pleurer leurs cœurs.
*
Ces parents désolés parlaient sous la chandelle,
Du désenchantement de leurs enfants partis,
Attirés par la flamme aguichante et cruelle
De l’Amérique où l’aile parfois se meurtrit.
*
Arcachon
Août 1999 

Pour Simone et Lou, en remerciement d’un dîner improvisé.

La poésie

Posté : 10 juin, 2006 @ 10:05 dans , Rimes intimes | Pas de commentaires »

Cupidon facécieux, j’ai pris ton coeur pour cible 
Et j’ai trempé ma flèche dans l’encre de tes yeux,
Pour t’écrire des mots doux contre l’azur des cieux,
Mais sans la poésie, rien n’eut été possible.
*
Poli comme un galet, par le flot inlassable,
Le vers est un bijou façonné par le coeur,
Il unit patiemment de distingués vocables,
Comme on fait un bouquet en associant des fleurs.

Ode, rondeau, ballade, me semblent désuets,
J’apprécie plus que tout l’harmonie du sonnet.
En deux quatrains alertes j’y plante le décor,
 *
Puis épanche mon âme en disant ce que j’aime,
Avec les mots du cœur et les rimes sonores
Des deux tercets livrant le message suprême.
 *
Tours 
Août 2001.

Le départ

Posté : 8 juin, 2006 @ 6:16 dans , Rimes intimes | Pas de commentaires »

A un ami parti trop tôt. 

Le vent avait chassé les nuages des cieux
Et l’azur pavoisait pour accueillir cette âme
Dont l’heure trop pressée de son rappel à Dieu
Avait sonné très tôt, en ce dimanche infâme.
*
Pourtant, malgré la peine, on enviait ce mort
Qui s’en allait serein, sans même le savoir.
Après avoir conduit son navire à bon port,
Il s’esquivait sans bruit, sans souffrir, sans déchoir.

Ayant voué sa vie à la gloire du vin,
Il prouvait en mourant en parfaite santé,
Les bienfaits des bons crus et leur pouvoir divin,
Pour celui qui en use avec frugalité.

Le Galion avait enchanté la retraite
De ce couple harmonieux qui lui faisait honneur,
Il pêchait des palourdes, des huîtres et des crevettes,
Elle veillait sur lui et couvait leur bonheur.

Mais l’ami souriant dont on pleure l’absence,
Cachait mal un tourment dont il n’eut pas raison,
S’il caressa l’espoir de mourir en vacances,
Il n’eut jamais le coeur de quitter sa maison.
*

Tours
Février 2005   

   

La maison vide

Posté : 6 juin, 2006 @ 9:44 dans , Rimes intimes | Pas de commentaires »

 La maison de famille aujourd’hui n’a plus d’âme,
Elle semble endormie avec ses volets clos,
Dans l’âtre vide et froid il n’y a plus de flamme,
 
Et son silence m’est triste comme un sanglot.
*
Je n’entends plus ton va-et-vient sur le dallage,
Plus d’odeur de cuisine, le Scrabble est bien rangé,
Tu n’es pas au jardin, l’auto est au garage,
Je te cherche alentour où tout m’est étranger.
*
Alors je me souviens d’un réflexe lointain,
Une force venue de l’abysse enfantin, 
Me jetait dans tes bras lorsque j’étais en pleurs.
*  
Si mon regard s’élève vers le firmament,
Ta place, pour toujours, se trouve dans mon cœur. 
A mon tour je te berce et te tiens chaud, Maman.
*
Saint Christoly 
Novembre 2006

 

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